jeudi 5 juillet 2007

Hip hip hip!

Il pleuvait très fort mardi après-midi lorsque j’ai quitté Paris pour me rendre à ma seconde consultation postopératoire à la clinique Louis XIV. J’avais les pieds trempés et pourtant, j’étais d’humeur sereine. Dans le RER qui m’emmenait vers Saint-Germain-en-Laye, je n’éprouvais rien de particulier.

Pourtant, à l’approche de la gare, une tension irrationnelle m’a saisie. Alors que je cheminais vers la clinique, dans la ville ensoleillée, elle a grandi et a commencé à engourdir mes jambes.

Comme j’étais arrivée en avance, je me suis arrêtée dans un café, le même que celui où j’avais attendu l’heure de ma première consultation. La tension qui m’étreignait s’est alors muée en peur diffuse.

Ce qui me travaillait le plus, c’était l’idée que ma cicatrisation était peut-être trop lente et qu’il allait peut-être falloir que je revienne à Saint-Germain-en-Laye. Je n’avais pas envie de revenir. Pas avant longtemps, en tout cas.

Il y avait très peu de personnes dans la salle d’attente. Peu de personnes et pas de femmes noires. J’en ai été surprise mais je n’ai pas eu le temps de m’interroger car, à peine assise, j’ai aperçu le docteur Foldès qui se dirigeait vers sa secrétaire. Et curieusement, je n’ai pas été aussi saisie et troublée de le voir que les fois précédentes.

Je n’ai pratiquement pas attendu. Quittant le bureau de sa secrétaire, il est entré dans la salle d’attente et m’a appelée. C’est à ce moment-là que j’ai remarqué que ma peur avait reflué.

Dans son bureau, il a commencé par plaisanter sur ma guitare (j’avais un cours un peu plus tard dans la journée et je l’avais donc trimballée jusqu’à la clinique). Il était souriant et semblait d’excellente humeur.

Il a commencé par me demander à quelle date j’avais été opérée.

Il était en train de compulser un dossier multicolore portant mon nom quand un coup de fil l’a interrompu. Apparemment il s’agissait d’une femme qui voulait convenir d’une date d’opération. Il tournait les pages de son agenda et j’ai pu y voir que tous ses mercredis et vendredis étaient remplis de noms à consonance africain, entourés à l’encre bleue claire. Peut-être étaient-ce là les noms des femmes qu’il allait opérer ?

Après avoir tourné quelques pages, il a demandé à son interlocutrice de le recontacter à la fin du mois de juillet. Puis il a raccroché et m’a indiqué le fond de la pièce, où trônait sa table d’examen.

En se levant, il m’a demandé si ça coulait toujours. « Presque plus » lui ai-je répondu. « C’est normal. Ça ne va bientôt plus couler du tout » m’a-t-il assuré.

Après un rapide examen, il s’est extasié : « Parfait! Vous avez un magnifique clitoris! Bonne place, bonne taille et belle couleur. Il est par-fait ! Vous êtes contente ? ». « Oh que oui » ai-je répondu, toute fière. En vérité, j’étais plus que contente. Je me sentais à la fois ravie et drôlement soulagée que tout aille si bien.

« Vous n’êtes désormais plus une femme excisée ». Elle m’a fait monter les larmes aux yeux, cette phrase. Je considérais que je n’étais plus excisée depuis ma sortie de la salle d’opération mais l’entendre, là, de sa bouche à lui, ça m’a vraiment touchée. C’est comme s’il me libérait de quelque chose. Comme s’il m’absolvait.

Il m’a expliqué que la première partie de ma cicatrisation, la plus difficile, était terminée. J’allais maintenant aborder la seconde partie, celle qui rendrait sa sensibilité à mon clitoris.

Cette deuxième partie, m’a-t-il précisé, était au moins aussi importante que l’opération elle-même.

Et les bonnes nouvelles ont commencé à affluer.

Déjà, finies les toilettes à la Bétadine quatre fois par jour.

Youpiiiiiiiiiiiii!

Adieu, sac de nomade! Adieu, compresses stériles! Adieu, pissette! Notre histoire s’arrête là! Je suis libérée de vous!!

Désormais, et pendant six semaines, je ne dois faire que deux toilettes intimes par jour, une le matin et une le soir, avec de l’eau et… du savon de Marseille. Il a bien insisté sur le fait de n’utiliser ni gels intimes ni gel douche pour nettoyer mon clitoris et mes petites lèvres. Il m’a dit que le savon de Marseille était le seul nettoyant qui n’agressait pas les parties intimes.

Chaque matin (et uniquement le matin), après ma douche, il me faut appliquer sur mon clitoris et mes petites lèvres une noisette d’une crème appelée JONCTUM. Il n’en faut qu’un tout petit peu pour former une fine pellicule protectrice.

Cette crème miraculeuse va constituer une sorte de pansement, ce qui rendra donc « la zone opérée plus confortable » selon ses termes. En outre, elle va permettre à la peau de se reformer et de recouvrir mon clitoris. Enfin, l’application régulière de la crème va avoir pour effet de rendre sa sensibilité à mon clitoris.

Profitant d’un silence, je lui ai fait part de mon inquiétude à propos de mes petites lèvres que je ne voyais toujours pas. Il m’a expliqué que c’était normal, qu’elles étaient bien là, à la base du clitoris mais que ce dernier, qui n’avait pas encore sa taille définitive (excellente nouvelle, je le trouvais justement encore trop gros), les masquait quelque peu. En plus, elles sont assez petites, le procédé de reconstruction choisi étant de faire des injections dans les chairs qui avaient échappées au couteau de l’exciseuse. Je les verrai donc mieux (enfin si l’on peut dire puisque je n’ai jamais eu l’honneur de les voir) dans quelques jours.

Il a enchaîné en me déclarant qu’il m’avait rendu mon clitoris et que ce dernier m’appartenait. «C’est comme si je vous avais rendu un doigt ou votre nez, il fait partie de vous et, à ce titre, n’appartient qu’à vous». Il m’a expliqué que pour retrouver sa sensibilité, il ne me fallait compter ni sur les hommes ni sur qui que ce soit d’autre. « C’est à vous-même de trouver cette sensibilité en apprivoisant peu à peu votre clitoris».

Il m’a dit que les sensations désagréables que j’éprouvais actuellement en touchant mon clitoris allaient disparaître peu à peu dans les prochaines semaines et qu’il faudrait à peu près six mois avant qu’il soit complètement sensible de nouveau.

Je lui ai demandé quand je pourrais reprendre le sport et il m’a répondu que je le pouvais dès maintenant. Même la natation.

J’ai aussi posé la question pour les relations sexuelles. Et je peux les reprendre également dès maintenant. Il m’a dit que ce ne serait pas forcément agréable au début mais que ça serait déjà bien plus confortable. En plaisantant, il m’a demandé si mon homme était pressé. Quand je lui ai répondu que mon chéri voulait lui aussi attendre son feu vert avant de faire quoi que ce soit, il m’a répondu que c’était tout à son honneur.

Là, il y a eu un silence. Et puis je lui ai dit « Merci, docteur. Merci beaucoup ». Ma voix a vacillé pendant que je parlais. Je voulais lui expliquer précisément pourquoi je le remerciais, lui détailler ce « merci ». Mais rien n’est sorti, j’avais la gorge totalement nouée.

Il a opiné de la tête, silencieux et souriant…

En me raccompagnant à sa porte, il m’a dit, en me serrant la main « Bon maintenant, il s’agit de convaincre d’autres jeunes femmes de venir se faire opérer ! ». Je lui ai alors parlé de mon blog et de son sujet. Il m’a dit que c’était une bonne idée, que de lire le récit de femmes qui entreprennent de se faire opérer pouvait peut-être en inciter d’autres à sauter le pas.

C’est vraiment parce que j’ai pour règle de ne pas gazouiller d’aise en public que je me suis contentée de sourire. Parce qu’il m’a été extrêmement difficile de me retenir de ronronner de contentement, là.

«Vous pouvez écrire sur votre blog que je ne suis que médecin. Je ne peux pas pousser les femmes à subir cette opération. C’est un choix qui leur revient. À elles seules. J’accompagne, j’opère mais cette décision de rejeter cette coutume et de vouloir retrouver son corps leur appartient. Je ne peux pas la prendre à leur place » a-t-il ajouté.

«Bon et bien, on se revoit en décembre pour faire un petit bilan?». C’est sur ces mots et sur mon « Oui, d’accord» un peu étranglé par l’émotion que nous nous sommes quittés, le docteur Foldès et moi.

En allant payer ma consultation à sa secrétaire, j’avais un grand sourire. En m’asseyant en face d’elle pour faire mon chèque de 50 euros, je n’ai pas pu m’empêcher de m’exclamer que j’étais conteeeeeente!

Elle m’a demandé pourquoi et je lui ai expliqué que c’était parce que tout s’était parfaitement bien passé. En souriant, elle m’a dit « Vous en doutiez?»

En sortant, extatique, j’avais envie de faire des bonds de cabri. J’ai appelé mon homme et je l’ai noyé sous ma joie, le pauvre (il n’a d’ailleurs rien compris, il a fallu que je lui réexplique tout une fois rentrée).

Puis, alors que j’approchais de la gare, je me suis souvenue d’une question que je n’avais pas posée au docteur Foldès. Je l’ai rappelé et lui ai dit que, toute à ma joie, j’avais omis de lui parler de mes satanés fils qui ne sont toujours pas tombés. Il m’a répondu que c’était imminent, que ça allait arriver dans les deux prochaines semaines.

Yahouuuuuuuuuuuuuuuuuu !

Dieu que j’étais contente.

J’ai, depuis cette consultation, une impression de légèreté incroyable. Dans ma tête, il y a de la musique entraînante en permanence.

Ca ressemblerait à ça le bonheur, que je ne serais pas étonnée du tout!

30 commentaires:

Elté a dit…

Oh ton récit m'a vraiment fait beaucoup rire, ta joie est communicative Papillon :-D Et puis ta joie est surtout très émouvante. Quel bonheur de suivre ce bout de vie si important que tu prends le temps de raconter, c'est tellement encourageant et porteur d'espoir.
Tu imagines, 6 mois sans retourner à St-Germain-en-Laye!! :-D
Et je note pour le savon de Marseille!

Elté a dit…

!Hourra!

Anonyme a dit…

Salut Papiilon merci pour ton récit qui me permet de tenir jour après jour et de ne pas regretter le jour où j'ai poussé la porte de la Clinique Louis XIV (j'ai été opéré il y a une semaine et je me reconnais tellement dans tout ce que tu décrits). Merci encore

Valérie de Haute Savoie a dit…

Bravo !

Nono a dit…

Coucou, j'allais l'écrire mais Elté l'a fait : Hourra ! un grand HOURRA !
Parce que c'est une victoire, la victoire d'une longue bataille. Tu as été vaillante et tu n'as que ce que tu mérites !
Je suis contente pour toi.
Tu verras, ça deviendra encore plus intéressant quand tu partiras à la découverte de ton clitoris, et que tu seras suprise agréablement par certaine sensation. Vivement ! Tu nous raconteras hein ? :D
En tout cas gros bisous à toi, et continue de prendre soin de toi, comme tu le fais si bien !

Cely a dit…

Ton bonheur est communicatif, Papillon, tu viens de mettre un peu soleil dans une morne journée :o)

Et puis tu as bien raison de (presque) gazouiller d'aise au sujet de ton blog, c'est une démarche courageuse et très constructive, bravo !!

-et en plus on apprend des trucs : je ne savais pas pr le savon de Marseille...-

Anna a dit…

Félicitations ! ! ! ! !

Anna a dit…

Ah, et pour le savon de Marseille : j'ai eu des problèmes avec une plaie il y a deux ans, et ça a fini par se résoudre en flanquant en l'air tous les désinfectants classiques (trop agressifs pour les chairs blessées, m'a dit la dermato) et en nettoyant la plaie juste une fois par jour au savon de Marseille. Comme quoi...

Claude a dit…

C'est la plus jolie note qu'il m'ait été donné de lire depuis longtemps, Papillon.
C'est vrai, on a envie de crier Yaouuuu! avec toi et de cabrioler.
Il est bien ce Dr Foldés.
Et cette Papillon, elle est super, avec son clitoris tout neuf ;)

zeylac a dit…

Très chère Papillon
Je suis contente de savoir que the "processus" prend enfin fin et que bientôt ce "nouveau" clito va reprendre du poil de bête...Je n'ai toujours pas pris RV avec Foldès mais je suis prête psychologiquement à passer le cap...et ce grâce à toi.

Hélène a dit…

J'ai lu ce billet avec un grand sourire attendri et heureux pour toi, Papillon, merci de partager ce bonheur avec nous !

papillon a dit…

Merci beaucoup Elté ! Effectivement, la perspective de ne pas retourner à Saint-Germain-en-Laye pendant six mois me transporte :)

Bonjour et bienvenue Mademoiselle Anonyme. Félicitations pour ton opération ! Tu verras, les choses s’améliorent de jour en jour pendant la convalescence. Tu te sens comment ? Si tu as des questions, je te donne mon adresse mail : papillonblog@gmail.com

Merci Valérie !

Hé, hé, hé, Nono, après l’effort, le réconfort. Ca va devenir trèèèèès intéressant maintenant que la phase la plus lourde de la cicatrisation est terminée. Bisous à toi et merci encore pour tes encouragements !

Cély, tu m’en vois ravie (je ne sais pas où tu habites mais à Paris, le soleil vaut de l’or en ce début d’été gris).
Bon, puisqu’on est entre nous, je vais peut-être m’autoriser un petit pépiement de contentement :)
J’ai aussi été vraiment surprise que le savon de Marseille ait de telles vertus. Et d’après ce que tu dis, Anna, c’est vraiment un produit miracle. J’en ai acheté sous forme liquide et je trouve vraiment doux…

Alors là Claude, je suis bien d’accord. Le docteur Foldès est un homme vraiment bien. Je regrette de ne pas lui avoir sauté au cou pour lui planter deux grosses bises sur les joues.

Zeylac, je double mon HIP HIP HOURRA !!! Je suis vraiment contente que tu aies pris ta décision et je suis honorée d’avoir pu contribuer à t’éclaircir les idées favorablement. Youpiiiiiiiiiiii !!!!!

Pas de quoi Hélène :) C’est aussi grâce à tous les encouragements et à tous les messages si gentils que je reçois (de toi, entre autres) que mon envie de partager ce que je vis reste si vive. Tu me verrais, là, je souris en tapant sur mon clavier. Ca me fait ça à chaque fois que je pense à mardi après-midi…

Fyfe a dit…

Et ben dis, j'ai versé ma petite larme d'émotion en te lisant !! Félicitations !!

Mlle Crapaud a dit…

Je suis ravie pour toi :-)
C'est merveilleux !!!!
Gros bisous

papillon a dit…

J'ai réussi à te faire pleurer Fyfe? Et bien ça me touche beaucoup, tu sais?

Merci de t'associer à ma joie Mlle Crapaud!!

lilou a dit…

Allez, je ne résiste pas, comme toi ...
Yahouuuuuuuu !
Après quelques problèmes d'ordi, je découvre ton dernier message aujourd'hui et je me suis surprise à la fin avec à la fois, un sourire béat, la gorge serrée et la larmichette à l'oeil.
Je suis tellement contente pour toi !
Go on, ma belle !
Bises,
lilou

Elté a dit…

Ce week-end mon compagnon m'a parlé d'une mesure qu'a prise son amie pédiatre depuis le début de son exercice. Elle travaille beaucoup dans les centres sociaux et a affaire avec une patientèle africaine importante. Systématiquement, quand elle prend en charge les petites filles, elle écrit dans leur dossier de santé "organes génitaux intacts". C'est une façon de signaler aux parents que s'ils font subir l'excision à leur enfant, ils ne pourront pas tenter de se disculper en faisant croire que cela a été réalisé avant de venir en France, et que s'ils mutilent leur fille, ils seront dénoncés par le corps médical. Bien sûr, beaucoup de parents de ces petites patientes s'insurgent contre sa méthode.
C'est une goutte d'eau, cela ne peut totalement interdire la pratique, mais je pense que tous les praticiens devraient l'appliquer pour protéger à leur mesure ces enfants.

papillon a dit…

Mille merci de partager mon contentement Lilou!

et bien tu vois Elté, moi aussi je trouve que c'est une excellente initiative. Et puis une goutte d'eau plus une goutte d'eau plus une goutte d'eau... font un océan...

anita a dit…

Finalement, c'est bien la première fois que je me serais autant intéressée au quotidien d'un clitoris qui n'es pas le mien...


Longue vie ensemble!

Kozlika a dit…

Uh uh, je me faisais exactement la meme réflexion qu'anita ! :-D

Moïra a dit…

Super Papillon !

la lecture de ton billet fait vraiment plaisir ! On te sent très heureuse, et c'est génial !
En fait ça soulage de savoir que tu vas bien et que ça se passe très bien.

Tu apportes ta part de "douceur dans ce monde de brutes", et c'est vraiment réjouissant !

Krys a dit…

Suis tombée par hasard sur ton blog quelques semaines avant ton opération. Ensuite, absente pendant quelques semaines, je te retrouve, rassurée, heureuse. N'ayant connu de l'excision que les reportages télévisuels, j'ai avec toi pu réellement réaliser et comprendre l'impact physique et psychique intime qu'un tel acte induit.
Quant à tes parents, oublie les reproches. Ils ont été entrainés sans doute parce que peu conscients de l'existence d'une autre réalité. Par contre, arriver à leur dire, à te dire à eux, oui, ce serait un pas immense, supplémentaire, que tu ferais. Là-dessus, je suis le conseilleur, pas le payeur, lol... Krys

Anonyme a dit…

Merci pour ce blog,c'est la premiere fois que j'ai des réponses a tant de questions.Et félicitations si je peux me permettre!J'ai 19,5 ans,je suis né au Mali et j'ai été adopté à l'age de 2 ans par un couple de francais.Petite j'avais déja remarqué ma difference mais je l'avais vite oublié mais elle a ressurgit vers l'age de 16 ans quand j'ai commencé à sortir avec garçons et j'étais paniqué je supportais pas qu'il me touche et je haissais mon corps bizarremet j'ai mit beaucoup de temps à faire le lien entre mon excision et ce dégout de mon corps et plus largement peut etre de moi meme!Parce que mes parents ne m'en parlent jamais et je n'en ai parlé à ma meilleure amie qui s'est mise à pleurer de rage qu'on est pu me faire une chose pareil,ce jour fut tout de meme un grand pas mais il m'en reste encore à faire pour avoir confiance en moi et me sentir FEMME.Le probleme c'est que je ne me sens pas le courage d'en parler à mes parents et eux ne m'en parle pas,meme si ca fait 3 ans que je repousse mon premier rendez vous chez le gynécologue par hont, peut etre par peur?Ce blog me permet de me rendre compte déjà que la culpabilité n'a pas lui d'étre et que je suis une FEMME que je ne suis pas seule qu'on peut trouver des solutions...Je suis un peu perdue,je sais pas trop par ou commencer c'est tout nouveau pour moi de pouvoir en parler librement à des personnes qui ont vecu la meme chose!Peut etre que mon discous fait une peu désesperé mais c'est plutot de l'impatience d'avoir des réponses à des questions,d'avoir un fil conducteur!Bien à vous!

papillon a dit…

Anita, Kozlika, vos commentaires m’ont fait rire à gorge déployée. Ca m’a fait beaucoup de bien :D
Merci !

Moïra, la lecture de ton commentaire me fait également très plaisir, tu sais ?

Je suis très touchée que tu sois revenue prendre de mes nouvelles, Krys. Et je suis contente d’arriver à illustrer, par mon blog, l’incidence de l’excision sur une vie. Afin que celles qui ont malheureusement subi le même sort puissent savoir qu’elles ne sont pas seules. Et aussi, afin que celles et ceux qui n’ont pas subi cette abomination sachent ce que cette mutilation laisse derrière elle.
Et par-dessus tout, afin que tout le monde sache qu’on peut reconstruire après le chaos….

Chère Anonyme, que je suis contente que tu sois passée par ici !
Je comprends que tu n’arrives pas à en parler à tes parents. Et plutôt deux fois qu’une! A 31 ans passés, je n’y arrive pas non plus mais bon, je ne perds pas espoir d’y arriver un jour.
Pour ce qui est du gynécologue, ne t’inquiète pas. A moins de tomber sur un crétin fini, il ne te regardera pas comme une bête bizarre. Il y a même de grandes chances qu’il ne te dise rien du tout. Si vraiment ça te gêne, pourquoi ne pas aller voir une femme, plutôt ?
Je ne sais pas si la lecture de mes pages a pu répondre entièrement à tes questions. Que ce soit le cas ou pas, n’hésite surtout pas à m’écrire à papillonblog@gmail.com
A très bientôt j’espère !

Anonyme a dit…

Courage à toutes les filles qui ont subi cet acte de barbarie!!!

C'est qui le dr qu t'a prise en charge papillon?

Bises

papillon a dit…

C'est le docteur Foldès, chère Anonyme!

Anonyme a dit…

Bonjour Papillon,

Je me suis faite opérée le même jour que toi.

Anonyme a dit…

Bonjour Papillon,

Je voulais simplement féliciter toutes celles qui ont subi cette opération, car il faut avoir une force inouie pour aller à l'encontre de ce que nos parents nous ont fait subir, par contre j'encourage toutes celles qui se posent encor des questions qu'il n'y a aucunes craintes que le Dr Foldès est un pro et qu'il n'est pas là par hazard Dieu nous l'a envoyé profitons de son talent de répartion.
Moi depuis mon opération je ne pense presque plus à mon excision, tant mieux.
Maintenant je peux dire que je suis une "femme entière".
Bon courage à vous toute.

Anonyme a dit…

Bonjour,

journaliste à Radio France, je souhaite faire un reportage à l'occasion d'une campagne menée à Paris contre l'excision et les mutilations sexuelles. Peut-etre avez vous vu ces affiches récement dans la capitale. A ce titre, je souhaitais rencontrer une jeune femme qui acceptait de raconter dans un micro ce qu'elle a vécu et ce qu'elle vit encore aujourd'hui. Je reste évidement à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous remercie de l'attention que vous porterez à ma demande. Je vous laisse mon téléphone et aussi mon email.

Samuel Aslanoff, Radio France, 01.56.40.29.24.
samuel.aslanoff@radiofrance.com

Koło Naukowe St. Etnicznych i Migracji Międzynar. a dit…

Chere Papillon,
Je suis journaliste polonais et j'aimerais beaucoup parler avec vous, au plus vite possible! Je suis tres interesse a ecrire votre histoire. Contactez moi s'il vous plait: pamula.ania@gmail.com.
J'espere a bientot, Ania Pamula