jeudi 12 juillet 2007

A petits pas...

Entre mon clitoris et moi, la glace se rompt de plus en plus.

Avant, à l’époque de la Bétadine diluée, il y avait une compresse entre lui et moi lorsque nous nous rencontrions. Mais maintenant, mes toilettes intimes me en contact direct avec mon précieux organe, créant une nouvelle forme d’intimité.

Au début, j’étais très intimidée. Je le touchais à peine, très précautionneusement et en retenant mon souffle. Il revenait de loin et je ne voulais surtout pas l’ennuyer en insistant lourdement pour qu’il se dévoile.

Puis, les jours passants, comme je n’essuyais aucune rebuffade, je suis devenue plus familière avec lui. Ma timidité a alors cédé la place à une grande curiosité. J’étudie sa forme, j’explore les plis et recoins de ses alentours, j’évalue sa taille, j’essaie de le sentir « de l’intérieur », bref, je me promène dans la région en toute liberté.

Et c’est avec un plaisir mâtiné de soulagement que j’ai constaté dernièrement lors d’une exploration, que mon clitoris avait diminué en volume. Je le trouvais énorme, pour dire les choses franchement. Et ça m’inquiétait drôlement. J’avais peur qu’il reste comme ça, planté dans mon intimité comme un iceberg dans un lac.

Bon, je n’ai pas envie non plus qu’il devienne tout riquiqui, ça m’ennuierait, c'est sûr. L’idéal, en fait, ce serait qu’il garde sa taille actuelle.

Je ne sais pas si c’est la crème que j’applique tous les matins ou l’utilisation du savon de Marseille, mais son aspect a beaucoup changé cette dernière semaine. Non seulement il est plus petit, mais en plus, il change de couleur. Du rose vif, il est passé à un rose saumon très chic. J’imagine qu’il ne faudra que quelques semaines avant qu’il vire au marron.

En plus, maintenant qu’il ne prend plus toute la place, je vois ENFIN mes petites lèvres. Je suis rassurée. Je dirais même que je suis franchement ravie. Elles me paraissent plutôt jolies, toutes menues qu’elles sont. Et elles adoucissent l’aspect de mon sexe, je trouve.

Bon, comme un fait exprès, les fils ne sont toujours pas tombés. Ca m’inquiète un peu mais le docteur Foldès ayant parlé « des prochaines semaines », je patiente…

A l’annonce de toutes ces bonnes nouvelles et puisque nous avions la bénédiction du chirurgien, mon homme et moi avons tenté de nous remettre au sport en chambre, dernièrement.

Nous commençâmes en fanfare, heureux de refaire enfin l’amour.

Mais alors que les choses allaient bon train, je me sentais de plus en plus crispée. J’avais peur. Peur de blesser mon clitoris dans le feu de l’action, peur que mon homme me fasse mal en me caressant, peur d’avoir mal à cause des fils…

Alors, évidemment, ça n’a pas loupé : j’ai eu plus mal qu’autre chose. Au point d’interrompre les festivités.

Ca m’a fichu un sacré coup au moral, ces ébats catastrophiques. J’ai été triste toute la journée du lendemain. Triste, déçue et un peu découragée aussi.

Tout ça pour ça ?!

Sept semaines d’abstinence pour ça ??

Pfff….

Mon homme m’a consolée en me disant qu’on n’était pas pressés et qu’il me fallait sans doute un peu de temps pour me rassurer, pour ne plus avoir peur de me blesser.

Il a raison, je pense. Mais bon, il me reste quand même une petite déception sur le cœur.

Je croyais vraiment que j’étais prête.

Bon, c’est vrai que j’appréhende les frôlements imprudents avec mon clitoris. J’ai peur d’éprouver une douleur fulgurante ou quelque chose de sinistre dans le même genre en cas de contact trop abrupt.

Pourtant, il est bien moins désagréablement sensible. Avant-hier, je me suis même risquée à mettre un pantalon. Prudente, j’ai choisi un pantalon assez large voire trop grand pour moi, histoire d’être à l’aise. Ce n’est qu’à la fin de la journée que j’ai ressenti une gêne.

Pour l’heure, je suis revenue à mes chouchoutes, les jupes, mais je trouve l’essai prometteur.

Ma relation avec mon clitoris et sa cour n’en est qu’à ses balbutiements. Je fais le vœu que nous finissions, mon clitoris et moi, par nous entendre comme larrons en foire, et ce, dans un avenir très proche…

26 commentaires:

Anonyme a dit…

j'ai ecrit mon commentaire pendant que vous ecriviez votre nouveau message donc il est sur l'article qui precede!j'attends vos avis à tous!

papillon a dit…

Super, tu es revenue! Ca ne t'ennuie pas qu'on se tutoie?
J'ai répondu à ton commentaire sur le billet d'avant. Je t'y donnais mon adresse e-mail. Pour discuter, pour t'aider si je peux et puis pour t'encourager, bien sûr.
Pour être sûre que tu la verras, je te la remets ici: papillonblog@gmail.com
En substance, ma réponse à ton commentaire disait que je sais à quel point ça peut être difficile de parler à ses parents (je me suis jusqu'ici bien cassé les dents sur le sujet) et aussi de ne pas t'inquiéter pour le gynécologue. La plupart n'en parlent pas ou alors le constatent devant leurs patientes mais sans insister. Je te disais aussi que peut-être une femme gynécologue te rassurerait par rapport à un homme? Qu'est-ce que tu en dis?

Anonyme a dit…

Malia=anonyme
Merci pour cette réponse rapide!
Oui,je vais me lancer bientot pour le gynécologue surtout que j'entre en 2éme année de médecine donc il faudrait quand meme pas que j'ai peur d'aller voir un médecin!En ce qui concern les parents,je fais un blocage d'autant plus grand que ce ne sont pas eux qui sont responsable de mon excision,vu que j'ai été adopté,enfin c'est assez complexe.Sinon penses tu qu'une psychotherapie est utile forcement pour quelqu'un d'excisé?ou penses tu que c'est du cas par cas?
ton pseudonyme est trés spirituel trés imagé et à double interprétation!
à bientot!

Vincent a dit…

Bonjour,
ça me rappelle le reprise du sport en chambre, comme tu dis, après, bien après l'accouchement de ma femme. J'imagine qu'un accouchement est aussi traumatisant qu'une opération pour un vagin et un clitoris. Et bien il a fallu simplement (ça c'est vite dit) attendre, prendre le temps. Et ma femme s'inquiétait énormément en se disant que ça ne reviendrai jamais. Je crois que dans ce cas là les préliminaires sont encore plus importants que d'habitude voir suffisants au début de la reprise sportive.

Elté a dit…

Commencer en fanfare!? Mais quelle idée pour une "première" fois :-)
Allez, tiens bon Papillon! Bientôt ce sera que du plaisir. Je n'en reviens pas comme tu sollicites ton corps. Je comprends que 7 semaines ce soit long à attendre, mais quand même, un peu de retenue ;-) J'rigole, c'est juste que suivant ton parcours, et étant moi-même extrêmement douillette, je te trouve courageuse de t'être lancée dans le sport comme ça. Ca n'a pas marché cette fois, mais vas-y doucement et ne te mets pas la pression pour la prochaine fois hein :-)

Malia, bon courage, choisis bien ton gynéco (perso je me sens plus à l'aise avec une femme), et comme le dit Papillon, s'il te fait une réflexion gênante, c'est qu'il faut changer de crémerie! Et bravo pour ton passage en 2ème année de médecine :-) Je sais de quoi je parle, j'ai raté deux fois le concours, argh, quelle horreur.

Mlle Crapaud a dit…

Se dire qu'on va avoir mal = certitude d'avoir mal.
Je suis plutôt d'accord avec Vincent, les préliminaires sont peut-être essentiels... Mais tes progrès semblent déjà exceptionnels, alors ne désespére pas, à mon avis, c'est proche !!!
Par contre, je peux comprendre votre impatience. Mais très bientot, ce sera tellement délicieux pour vous deux que vous n'y penserez même plus ! :-)

Anna a dit…

Non seulement les préliminaires mais simplement le plaisir de se toucher. Il n'y a peut-être pas besoin d'une pénétration pour que vous ayez du plaisir tous les deux, si ? Amusez-vous à trouver d'autres solutions, le reste reviendra comme une fleur au bon moment. :-)

Moïra a dit…

Bonjour !
Anna, j'aurais presque eu tendance à proposer l'inverse : comme l'a dit le Dr Foldès, Papillon peut se familiariser d'abord toute seule avec son clitoris - ce que tu fais, Papillon ! Et les sensations sont censées venir vraiment petit à petit.

En revanche, puisque ça vous manque en couple, ce qui est logique(ton texte a un petit côté "chouette, le docteur a dit que c'était ok, sautons-nous dessus ;-) j'aurais tendance à dire de le contourner pour un début.
Pour être claire, il y a des positions lors d'une pénétration qui appuient moins ou frottent moins sur le clitoris que d'autres. Ca vous permettrait peut-être de vous retrouver tous les deux en évitant la peur d'avoir mal ou de faire mal (qui peut être très bloquante).

Malia, courage !
Ca me fait penser, d'ailleurs, qu'à la prochaine visite chez mon gynéco je peux lui dire d'aller lire ton blog, Papillon, si ça te va. Même non excisées, si on en parle toutes à nos gynécos, ça va peut-être leur faire prendre conscience de choses qu'ils ne connaissent pas. Qu'en pensez-vous ?

NB : promis, je vais faire des efforts pour raccourcir mes posts !

Moïra a dit…

oups, re-NB :
quand je dis "même non excisées", je ne fais pas de "clans", je veux dire : c'est plus simple en tant que non-excisée d'évoquer la question avec notre gynéco sans être impliquée, sans avoir peur d'une rebuffade, d'une remarque désagréable ou carément insultante (ce qui est inadmissible, mais ça c'est un autre sujet !).

Donc, si vous trouvez que ça peut faire avancer les choses en France, sur l'accueil et l'aide à apporter, d'en parler avec les gynécos, à l'attaque !! ;-).

Anonyme a dit…

Bonjour Papillon.
Courage!
La tranformation est longue et douloureuse pour devenir au final douce, belle et victorieuse.
Victoire personnelle et amicale.
Mr FOLDES est un pionner dans votre reconstruction et dans celle de toutes les autres victimes.
Merci à lui et à l'anesthésiste.
Je suis infirmière anesthésiste et donc assistante des Drs Snow,Glacon, Rienàfoutre...
Sans eux, l´opération à vif vous aurait traumatisé une seconde fois. Heureusement que l´anesthésie existe. Ceux qui la pratique, sont en voie de disparition. Cette spécialité n´attire plus les jeunes étudiants en médecine. Ce n´est pas une partie de poker où il faut bluffer avec un regard malicieux, ou avec un sourire en coin. Il s´agit bien sûr de vous endormir et de vous réveiller. Ca parait si simple...
Hélas, c´est loin de l´être.
Exercer ce métier est très éprouvant, très stressant, très exigeant. Comme celui du chirurgien lorsqu`il vous répare avec ses mains. L'anesthésiste vous consulte deux minutes pour vous voir. C'est vrai. Il en a besoin. La forme de votre visage, votre cou, votre silhouette générale, vos veines,... sont des indicateurs ou des signes d´alerte sur le déroulememt de l´anesthésie. Il ne peut pas vous annoncer avec compassion que tout va bien se passer sachant que le risque zéro accident n'existe pas. Les yeux baissés, l´écriture ne sont pas des signes d´indifférence mais de concentration.
Un anesthésiste qui vient de perdre sa mère suite à une longue maladie, ou son fils suite à un accident de moto, sera à son poste en consultation pour un regard expert, ou en garde de mater. pour une césarienne en urgence pour réanimer la maman ou le bébé-fiv.
Cet anesthésiste est un être humain qui a ses faiblesses, ses peines, ses fatigues...il ne vous le dira pas, prendra sur lui et veillera sur vous.
La consultation a duré deux minutes pour vous, dix minutes pour une autre patiente. Il a vu dix patientes alors qu´un autre consultant n´en aurait vu que cinq patientes seulement. Il est au service du public qui est de plus en plus nombreux et de moins en moins reconnaissant.
Le réveil relève désormais du miracle face à la pénurie du personnel soignant.
Je suis soumise au devoir de réserve mais les attaques gratuites contre les anesthésistes me sort de mes gonds.
Je vous souhaite une bonne continuation.
Un ange gardien qui reste à votre disposition.

Nono a dit…

Coucou Papillon !

Et oui tout arrive ! Ça devient vraiment intéressant. Ça doit être presqu'émouvant de se redécouvrir à 30 ans. En tout cas c'est bien que tu prennes possession de ton clitoris, c'est le tien, c'est ton corps, donc explore le. Personne ne le fera mieux que toi, et en plus après tu pourras montrer le chemin à ton homme !
En tout cas je suis contente pour toi et c'est vraiment gentil de nous faire partager ton intimité. Le net c'est dingue je trouve !
Prends soin de toi.
Bisous

Elté a dit…

T'as bien raison Nono, il faut montrer le chemin aux hommes. Ils y mettent du leur, mais le clitoris leur est toujours bien mystérieux, malgré l'expérience. Et ce qu'ils ont du mal à comprendre, c'est que les caresses à cet endroit ne sont jamais assez douces... c'est pas compliqué à assimiler pourtant non? Encore et toujours plus de douceur :-)

Claude a dit…

Papillon, j'ai envie de te dire, là aussi, d'être plus patiente avec toi-même, tu as passé presque trente ans avec un clitoris excisé, alors laisse-lui le temps de se remettre ;)
Moi aussi, ça m'a fait penser aux premiers rapports après accouchement assorti d'une épisiotomie... Non seulement c'est sensible et douloureux, mais la sensibilité et la douleur sont augmentées par l'appréhension. Et ce n'est rien à côté d'une excision! Alors... patience ;)
Mais comme je te comprends, moi qui ne suis pas patiente pour deux sous !

papillon a dit…

Malia, c’est joli, je trouve. Pour ce qui est de la psychothérapie, je pense que ça peut toujours faire du bien. Personnellement, je n’étais pas allée consulter pour mon excision précisément, mais parce que j’éprouvais un mal-être diffus. J’ai toutefois découvert au fil du temps que ce mal-être était fortement lié à mon excision. Alors je pense que ça vaut le coup d’y aller quand on a été excisée, d’autant qu’il faut élaborer toutes sortes de choses comme la colère qu’on éprouve vis-à-vis de ses parents, les difficultés sexuelles, etc… L’accompagnement psychologique dont j’ai bénéficié en attendant mon opération mais aussi après cette dernière me fut trèèèèès bénéfique, ça ne fait pas l’ombre d’un doute. Enfin bref, ça n’engage que moi mais je suis convaincue de l’utilité de la psychothérapie.

Je n’ai pas encore d’enfant, Vincent, mais je pense effectivement qu’un accouchement laisse un traumatisme semblable à une opération du clitoris pour l’intimité d’une femme. Je crois que tu as raison et qu’il vaut mieux qu’on y aille doucement. C’est aussi l’avis de mon homme : faire les choses petit à petit…

Que veux-tu Elté, galvanisés par la permission du docteur Foldès (tu as bien deviné Moïra), on y est allés franco et sereinement. J’imaginais que tout irait comme sur des roulettes directement, en grande naïve que je suis. C’est un peu triste à dire, mais malgré les déclarations de mon homme m’assurant qu’il patienterait le temps nécessaire, je culpabilisais un peu par rapport à l’abstinence que je lui imposais. On ne m’y reprendra plus, je n’aime décidément pas avoir mal. Je vais être moins exigeante avec mon corps et de patienter encore un peu avant de retenter la fanfare.

Effectivement Mlle Crapaud, appréhender est le meilleur moyen pour que ça se passe mal. Ca nous a bien refroidis tous les deux, aussi, je pense qu’au lieu de prendre directement l’autoroute à fond les ballons, on va s’essayer aux petites routes tranquilles, le temps que je me rassure totalement :)

Reprendre nos ébats tout doucement, sans forcer les choses nous aidera surement Anna ! Je crois que tu as raison et qu’il faut que l’amour redevienne un jeu plaisant.

Moïra, j’ai pensé que mon appréhension diminuera et disparaîtra quand je serai totalement à l’aise avec mon clitoris. Je pensais que tout était question de position et que zapper les préliminaires tactiles aux alentours de mon clitoris (et uniquement ceux-là, hein, pas TOUS les préliminaires non plus) pour passer directement à la pénétration serait une bonne solution. Mais le mélange des corps fait qu’il y a toujours un risque de collision avec mon clitoris en voie de cicatrisation et du coup je me suis crispée. Je vais donc attendre encore un peu que cette peur qu’une douleur survienne à la moindre caresse appuyée s’estompe…

NB : Tes commentaires ne sont pas si longs tu sais (tu peux donc tranquillement prendre tes aises, je ne veux pas que tu te censures, il y a de la place :))

NB2 : Pour ce qui est de donner l’adresse de mon blog à ton gynéco, je ne suis pas contre. Ca va me faire énormément gazouiller, mais bon :)
Plus sérieusement, imagine que tu lui en parles et qu’il se renseigne sur la question et apprenne qu’une reconstruction est possible. Si l’une de ses prochaines patientes est une femme excisée, il va peut-être lui en parler. Rien que pour cette possibilité, moi je dis que ça vaut le coup !

Cher ange gardien, loin de moi l’idée de remettre en cause l’anesthésie. Je me suis interrogée sur la question (je déplorais de ne pas « être là lors de mon opération ») et il est ressorti de ma réflexion que finalement, c’était sans doute bien mieux d’être anesthésiée généralement. Une bonne partie du traumatisme psychologique de l’excision vient du fait qu’elle est pratiquée à vif. Alors vous pensez bien que je ne vais pas militer contre l’anesthésie. Bien au contraire, vu ma faible résistance à la douleur, je suis bien contente qu’elle existe et qu’il y ait (encore) des spécialistes qui pratiquent cette discipline.
Ce n’est pas la profession que j’ai critiquée ici, mais un homme. Qui se trouve être anesthésiste mais qui aurait pu être le chirurgien ou l’infirmier qui m’a reçue à mon arrivée à la clinique. Cet homme, je l’ai trouvé froid et distant. Et ça m’a énervée. Il se trouve sûrement des anesthésistes chaleureux, comme il se trouve sans doute des chirurgiens ou des gynécologues froids comme la banquise. Il se trouve également sûrement des patients qui sont soulagés que la consultation ne dure que deux minutes comme il s’en trouve sans doute d’autres qui ne sont rassurés qu’au bout d’un quart d’heure. Je ne généralise pas, cher ange gardien, et je n’attaque pas gratuitement LES anesthésistes. Je parle de ce que j’ai ressenti quand j’ai rencontré cet homme-là, ce jour-là et à cette heure-là.

Coucou Nono ! Je crois que je n’ai pas encore assez de recul pour réaliser à quel point cette reprise de gymnastique en chambre ressemble à une deuxième première fois. Vivement que je sois familiarisée avec mon clitoris, je pense aussi que ça deviendra de plus en plus intéressant :)

Et vous pouvez compter sur moi pour expliquer comment marche mon clitoris à mon homme (qui est demandeur d’éclaircissements d’ailleurs) dès que je l’aurai apprivoisé, Nono et Elté.

C’est vrai qu’après tant de temps, Claude, je ne suis plus à quelques jours près. Mais j’avoue que j’ai hâte de découvrir l’amour après l’opération. Toutefois, je pense que je vais ronger mon frein et y aller en douceur une fois que mon clitoris ne sera plus désagréablement sensible. De toute façon, mon chéri veut attendre encore un peu (l’idée de me faire mal le travaille aussi).

fanouq a dit…

Je viens de découvrir ce blog. Chapeau !
Un lien intéressant pour une actualité plus mondiale mais toujours centrée sur l'excision ! http://feminin.over-blog.com/article-11364494.html

Laura a dit…

Salut, j'aime bien ton blog, et si tu es partante, je te propose un échange de liens.

papillon a dit…

Merci bien Fanouq! Je vais aller y jeter un coup d'oeil :)

Hello Laura! Un troc de liens? Tu m'intéresses, tu sais? Surtout qu'il est rigolo ton blog. Allez zou... il file dans ma blogothèque!

A. a dit…

Bonjour Papillon!
J'ai lu hier un article de journal ici au sujet des reconstructions en Burkina Faso. Le chirurgien a été enseigné (je crois) par Dr Foldes. Une journaliste a dit qu'elle a peur que la publicité au sujet des reconstructions puisse avoir des effets negatifs. Si les familles ont des doutes de faire ou de ne pas faire l'excision, ils peuvent décider "bien, si nécessaire on peut le défaire plus tard". Moi je ne le crois pas, mais que penses tu?

Laura a dit…

Je t'ajoute de suite dans mes liens !

Merci !

shiloune a dit…

Papillon, ça faisait un moment que je n'étais pas venue te lire... J'ai tout rattrapper d'un coup ! :-)
Je suis contente que la première étape soit terminée. Tu as de la chance d'avoir un homme qui te comprenne et qui attende que tu sois prête. C'est précieux d'être soutenue comme ça !

Suite a un rapport sexuel beaucoup trop intense, j'ai eu une déchirure musculaire au vagin il y a quelques année. Je n'ai jamais autant eu mal que ces jours là car au moindre mouvement et à la moindre respiration ça me lançais une douleur aigüe indescriptible. Plusieurs semaines plutard je ne sentais rien dutout lorsque je faisais l'amour. Je suis allée voir ma gynécologue et elle m'a dit que ma réaction était plutot normale : elle m'a expliqué que mon corps avait une mémoire et que je ne ressentais plus rien pour me protéger du traumatisme que j'avais subi. C'est revenu petit à petit, en créchendo, quand je me suis "laissée aller".

Il est possible que la mémoire de ton corps veuille te protéger de la douleur que tu as pu ressentir lors de ton excision, mais n'abandonne pas. A ton rythme, tu te verra que faire l'amour comme avant, (sans être contractée) est une des plus belles activités humaines. Tu vas découvrir des sensations merveilleuses, j'en suis sûre ;-)

papillon a dit…

Coucou A.! Effectivement, j'ai lu que l'existence de la reconstruction clitoridienne pouvait pousser des familles à faire exciser leurs filles, en se disant que si cela ne convient pas à leurs enfants, elles pourront toujours se faire opérer plus tard. Personnellement, je n'y crois pas non plus. Une opération de reconstruction n'est pas une annulation de l'excision, loin de là. Ca répare la partie physique de l'excision, certes. Mais ça n'a aucune incidence sur le traumatisme psychique. Et ce traumatisme, chacun est conscient de sa réalité. En outre, je doute que les personnes qui perpétuent aveuglément cette coutume barbare tiennent ce genre de raisonnement. Si c'est le cas, je le dis tout net: honte à eux qui sont prêts à mutiler leurs fillettes et qui se préservent de la culpabilité en se disant qu'une reconstruction est possible. Pour moi, c'est presque pire de penser ainsi puisque ça ôte définitivement toute signification à l'acte d'excision. A ce moment-là, l'excision ne devient que conformisme et volonté de ne pas se faire mal voir...

Merci Shiloune, ton message est porteur d'espoir pour moi...

Anonyme a dit…

bonjour je sui moi mém 1 femme éxcisée je te trouve tré courageuse.C'est 1 traumatisme énorme.j'ai des rapports douleureux avec mon conjoint.Je n'est pa de désir ni d'envie.L'orgasme est 1 vain mot pour moi.Jaimerais que les choses changent mais coment faire?j'avais 6ans quand j'aiété excisé au bled par une infirmiére sans anésthésie et avec des ciseaux.Jamais je n'oublierais c 'est 1 marque indélébile.peut tu me donner des conseils c'est la première fois que je me dévoile ainsi.

Helen Boemelburg a dit…

Chère Papillon
Je vous écrits pour exprimer mon admiration pour votre blog sur excision. Je suis journaliste au département "médecine" du magazine Stern, un important magazine allemand, et je suis en train d’écrire un article sur les FGM en Allemagne. J’ai parlé ici avec quelque femmes ayant subi l'excision, mais qui ne connaissent pas le Dr Foldes et sa méthode. J’ai eu le plaisir de le rencontrer la semaine dernière, et j’espère écrire un portrait sur lui et une de ses patients allemande (si je trouve quelqu’un qui autorise une interview). Dans ce cadre, seriez-vous d’accord pour que je cite quelques passage de votre témoignage? Il est vraiment exceptionnel, et décrit très bien les émotions d’une femme avant et après l’opération.
Je me tiens à votre disposition pour tout complément d'information, par téléphone ou Email (email adress?)
Vous remerciant par avance et avec mes sincères salutations,
Dr Helen Boemelburg (Stern, Hamburg, Allemagne).
boemelburg.helen@stern.de

Anonyme a dit…

coucou sava? je m' apelle fatou j'ai 19 ans j'aimerai avoir recours a cette opération réparatrice mais j'ai peur je me pose beaucoup de question .j'aimrtais etre en contact avc des femme qui ont été opéré mais aussi les autres celle qui sont excisé afin que je puisse discuter de se mal etre avc des personne qui me comprenne et qui ne me jugeront pas mon émail c laguineenedu87@hotmail.fr ou vous pouvez me laisser 1 messge sur mon facebook http://www.facebook.com/fathyliciious224. ( fatima fofana)
merci d'avance en espérant avoir des réponse. bsx

maria hasbarger a dit…

Merci une fois de plus le grand Dr Idibia je suis sarah lewis , je veux partager mon témoignage à tout le monde ici à ce que ce grand homme a fait pour moi , je suis marié depuis plus de six ans savent enfant , mon cœur a été la difficulté que je don 't savent quoi faire . Et je suis passé d' un endroit à un autre encore , je n'ai pas trouvé la solution de mes problèmes jusqu'au jour dans mon bureau quand un de mes amis est venu pour une visite et j'ai donc été caché ce pour chaque corps de ne pas partager ces problèmes à une quelconque manière , quand je vois la situation sur le terrain maintenant mon mari est sur le point d'obtenir une autre femme , je fais de mon mieux pour partager avec un ami alors elle m'a conseillé de contacter ce grand homme pour un sort si je n'étais pas moi-même de lui dire mes problèmes si je lui demande ce que nous prenons cela me ? Elle a dit que nous pas pris beaucoup de temps seulement trois jours, il nous faire alors je regarde de haut en bas en étions-nous de commencer à partir de maintenant ? Elle insiste pour que je le cherche alors je lui demande pour ses contacts , elle m'a donné son numéro et l'adresse de son e-mail son numéro +2348103508204 et voici l'e-mail { greatidibiaspelltemple30@gmail } si je l'ai appelé en premier avant l'email qu'il sache si son est la personne d'écriture pour qu'il lance le sort et je suis si heureuse avec mon mari avec deux enfants avec cela, l'homme est grand et son casting de charme est réel grâce à mon ami que Dieu tout-puissant vous bénisse tous de sarah lewis

Anonyme a dit…

Bonjour,
J'ai été excusé à l'âge de 7 ans, je vous épargne les détails.
J'ai subis une chirurgie réparatrice à l'hôpital de Créteil par le professeur paniel tout s est bien passé par contre je m'inquiète parce que au bout de 3 semaines j'ai toujours cette boule rose vive est ce normal?
Et combien de temps faut pour que j'ai une apparence normal?
J'ai rendez vous le mois prochain avec le chirurgien mais j'aimerai avoir vos avis histoire de me rassurer parce que c'est pas facile d'être dans le doute.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.